Pensées intrusives

Comment arrêter de penser à la nourriture ?

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Comment réduire toutes ces pensées obsessionnelles en lien avec la nourriture ?


C’est exactement la question que se posait chaque jour une personne que j’ai accompagnée, appelons la Louise.

Louise était une femme d’une trentaine d’années, heureuse de son travail, et plutôt bien dans son couple.
Elle avait bien eu un rapport difficile avec la nourriture plus jeune mais elle estimait avoir dépassé ça.
Elle suivait simplement un régime alimentaire pour garder la forme.
Mais Louise avait un secret, dont elle ne parlait à personne…

Dans cette vidéo, on va s’appuyer sur l’histoire de Louise, mais aussi de Bridget Jones et d’Adrien Monk, pour découvrir ce que toi tu pourrais faire pour calmer tes pensées intrusives en lien avec la nourriture.

Repartons de l’histoire de Louise.

Dès qu’elle ouvrait les yeux le matin, alors même qu’elle était toujours dans son lit, des pensées commençaient à apparaître : « Est ce que je vais manger un petit déjeuner ? Qu’est ce que je vais bien pouvoir prendre ? Je me ferais bien plaisir mais en même temps je me suis promis hier soir que j’allais faire très attention aujourd’hui. Mouais, c’est sans doute mieux que j’attende de voir dans la matinée si j’ai vraiment faim. »

Pendant qu’elle se préparait, qu’elle choisissait ses vêtements, ces pensées continuaient de l’accompagner. Se voir dans le miroir amplifiait d’autant plus ses résolutions. « Non, c’est décidé, je ne mangerai rien avant midi. ».

Pourtant, ce choix de ne pas manger tout de suite ne calmait pas le rythme de ses pensées.

Elles étaient toujours bien présentes sur le chemin du travail. « Je ne sais pas trop si je vais m’autoriser un dessert avec le repas de ce midi mais en même temps, elles me donnent tellement envie ces pâtisseries »

Bon, je ne vais pas te décrire toute sa journée mais si Louise se rendait bien compte de l’obsession et de la disproportion de ces pensées pour la nourriture, elle ne réussissait pourtant pas à s’empêcher d’y penser.

Et ça générait même de l’angoisse de ne rien pouvoir y faire, comme si elle était condamnée à subir ce flot de pensées qui l’empêchait de profiter pleinement de la vie.

Elle avait bien essayé les astuces qu’on trouve sur Internet comme lire un livre, boire un verre d’eau froide ou appeler une copine mais rien n’avait été vraiment concluant.
Elle sentait que c’était plus profond que ça mais elle n’osait en parler à personne.
Et un jour, n’en pouvant plus, elle a décidé de se faire accompagner pour s’en libérer.

C’est à ce moment là que l’on s’est rencontré Louise et moi.
 
Après qu’elle m’ait décris son quotidien, une des premières choses dont je lui ai parlé pour l’aider à se libérer de ces pensées obsédantes, c’est d’une expérience scientifique surprenante…

Idée #1 : Ton corps génère des pensées

En 1944, dans le Minnesota, 36 jeunes hommes volontaires, tous en bonne santé physique et mentale ont participé à une expérience sur l’alimentation.

Pendant 3 mois, ils sont bien nourris afin de rejoindre leur poids de forme.
A ce moment là, tout se passe bien pour eux.
Puis, on divise par 2 leur ration, créant de fortes restrictions alimentaires.
Ce régime forcé dure 6 mois.
Et rapidement, ça se passe beaucoup moins bien.

Ils perdent évidemment beaucoup de poids mais surtout, ils deviennent obsédés par la nourriture.
Toute la journée, tout tourne autour ça.
Certains collectionnent des magazines montrant des aliments, d’autres font des détours pour passer devant des boulangeries et sentir les odeurs qui s’en dégagent, certains prennent l’habitude de s’asseoir au restaurant avec un simple café pour pouvoir observer les gens manger. D’autres en viennent à détester les gens qui peuvent prendre un bon repas.
La nourriture était devenue leur obsession.
Et même après avoir repris une alimentation comblant les besoins de leurs corps, il leur a fallu un certain temps pour se détacher de la nourriture.

Alors évidement, c’est une expérience extrême, qui ne pourrait plus être menée aujourd’hui. Mais ses conclusions sont précieuses.

Si tu as certaines restrictions avec l’alimentation, même minimes, cela peut entraîner des carences qui sont mal vécues par le corps.
Il génère alors des sensations puis des pensées pour te pousser à les combler.
Ça peut être de simples envies au début mais ça risque de rapidement devenir des pulsions.

Et plus tu vas te priver, plus cette obsession va grandir.

Louise, de son côté, suivait un régime alimentaire particulièrement strict et elle multipliait les footings.
En échangeant ensemble, elle s’est rendue compte de ce qu’elle imposait à son corps.
Elle était bien loin de ce qu’on subit les 36 hommes de l’expérience mais il était possible que, en réalité, elle ne s’alimente pas assez pour ses besoins.

Progressivement, elle a augmenter légèrement la quantité de ses repas. En surveillant son poids sur la balance, elle s’est rendue compte que ça ne faisait pas exploser les chiffres comme elle le craignait.

Elle a également remarqué que ses pensées intrusives en lien avec la nourriture étaient moins présentes dans son quotidien. Comme si le corps, étant rassasié, n’avait plus besoin de générer autant d’alertes sous formes de pensées.

En parallèle à ce travail sur la restriction alimentaire, nous avons exploré un autre domaine, qui est au moins aussi impliqué que le corps dans le processus d’obsessions…

Idée #2 : Une association obsédante

Louise travaillait à un poste à responsabilité. Ces journées étaient bien chargées et ça générait pas mal de stress.
Par le passé, elle avait déjà remarqué qu’elle avait tendance à calmer son stress avec de la nourriture.
Elle grignotait au cours de la journée, parfois sans vraiment s’en rendre compte, mais c’est surtout le soir qu’elle se « lâchait ».

On retrouve le même mécanisme d’apaisement émotionnel par la nourriture dans les films de « Bridget Jones ».

Dans l’une des scènes, après avoir eu une conversation difficile avec Mark, Bridget se rue sur une crème glacée pour se réconforter.
A un autre moment, alors qu’elle vit une grosse déception, c’est vers le chocolat qu’elle se tourne

Une partie du cerveau associe la nourriture à quelque chose qui vient calmer les émotions fortes.

Et si par le passé Louise avait eu de fortes compulsions alimentaires en lien avec ses émotions, aujourd’hui elle contrôlait bien les choses, m’avait elle dit. « Il était désormais exclu que les aliments lui servent de doudou » !

Pour autant, elle n’avait pas appris comment gérer son stress (ni ses autres émotions).
Les compulsions alimentaires, empêchées par ce fort contrôle, s’étaient transformées en pensées intrusives qui tournaient en boucle à propos de nourriture.
Un peu comme si une partie de Louise, en générant de nombreuses pensées en lien avec la nourriture, cherchait à réactiver une solution bien connue pour apaiser ses émotions.

Pour Louise, tout a bien changé lorsqu’elle a appris à gérer son stress et à accueillir ses émotions.
D’abord, au cours d’une séance d’hypnose puis ensuite en autohypnose, en mettant en pratique dans son quotidien, la rencontre avec une émotion, son écoute pour mieux la comprendre, pour pouvoir y répondre.

Progressivement, le cerveau s’est rendu compte qu’il avait d’autres possibilités que la nourriture pour gérer les émotions. Tu t’en doutes, le flot de pensées en lien avec la nourriture s’est considérablement réduit.

Et pourtant, certaines pensées, les plus profondes, demeuraient. Il était venu le temps de s’y confronter !

Idée #3 : Des conséquences dramatiques ?

Au delà des émotions du quotidien, un ensemble de peurs profondes empêchait Louise de se libérer totalement de ces pensées obsessionnelles.

 » Jusqu’où est ce que je vais aller si je craque pour une pâtisserie ? Ca va avoir quelles conséquences sur mon poids, sur le reflet dans mon miroir ? Qu’est ce que les autres vont penser de moi ?  » Et ces peurs, plus ou moins conscientes, la minaient de l’intérieur.

On retrouve ce même mécanisme de peurs chez les personnes qui souffrent de Troubles Obsessionnel Compulsif. Un exemple bien connu c’est Adrien Monk.

Lui, il est obsédé par la saleté, les microbes, le désordre… et un certain nombre d’autres choses. Lorsqu’il voit une tache, ou qu’il se croit contaminer par l’extérieur, il y a une forte tension intérieure qui monte, qui devient irrésistible, jusqu’au moment où il peut enfin nettoyer, désinfecter. Il n’y a que ça qui peut l’apaiser et lui permettre de poursuivre sa journée.

De la même manière, si l’on vit avec la crainte permanente de conséquences terribles d’un écart avec la nourriture, on peut rapidement se retrouver à être obnubilé par ça. On peut aussi, tout comme Monk, créer des rituels et de règles pour s’apaiser.

Louise surveillait régulièrement son poids sur la balance et se rassurait si le chiffre lui convenait. Mais l’apaisement est de courte durée et rapidement reviennent les pensées entêtantes et stressantes.

Il existe un moyen très efficace pour agir sur ces pensées générées par ces peurs inconscientes : c’est d’affronter ses craintes les plus profondes.

Pour Louise, ça a été la partie la plus difficile, la plus remuante.
Elle s’est confrontée à ce qui la terrifiait intérieurement.
Qu’est ce qui se passerait réellement si elle mangeait ce pain au chocolat ? Si elle ne respectait pas son régime alimentaire ? Si elle prenait plusieurs kilos à cause de ça… Comment est ce que les autres la percevraient ils ? Quel regard elle aurait d’elle-même alors ? Comment pourrait elle être légitime dans son travail si elle ne contrôlait même pas sa silhouette ? Comment réagirait son compagnon ? La délaisserait il ? En viendraient ils à se séparer ?

Lorsque on a exploré ces peurs ensemble, dans un état hypnotique, il y a eu de la colère, des larmes.

Inconsciement, ça faisait écho à des peurs plus profondes encore, issues de l’enfance, de l’adolescence. De sa position dans la famille et de ses relations avec sa mère. De l’attente démesurée qu’elle avait ressentie et du carcan dans lequel elle se sentait enfermé désormais.

Ayant pris conscience de tout ce qui se jouait inconsciement dans ces peurs véhiculées par ces pensées intrusives, elle a finalement pu s’en libérer.

Prendre de la distance par rapport aux regards des autres et à ce qu’elle s’imposait à elle-même. Se rendre compte que l’amour que lui portait son conjoint dépassait largement un chiffre sur une balance. Transformer son rapport à l’alimentation.

Ce fut un chemin éprouvant à parcourir mais il a également apporté une immense libération à Louise. Au delà de la disparition de ses pensées récurrentes sur la nourriture, elle est aujourd’hui beaucoup plus sereine.

Elle sait désormais ce qui l’avait conduit à penser constamment à la nourriture.
Elle écoute ses émotions et respecte ses besoins.
Elle a également compris l’importance de manger à sa faim, sans priver son corps des nutriments qui lui sont nécessaires.

C’est à ce moment là que nos chemins, à Louise et moi, se sont séparés. 

Alors finalement, que garder de tout ça ?

Conclusion : Les clés pour agir sur les pensées intrusives

3 idées importantes pour diminuer les pensées intrusives en lien avec la nourriture

  • Assure toi de manger suffisamment. Pas de la manière dont ton esprit te dicte de manger mais plutôt dont ton corps en a besoin
  • Désassocies émotions et nourriture. La nourriture n’est pas le seul moyen de calmer tes émotions. Ça peut aussi passer par de la respiration, de l’auto-hypnose, une bonne connaissance de soi…
  • Découvres les origines profondes de ces pensées. Un bon moyen pour ça est de te questionner sur les conséquences d’y succomber… Il se passerait quoi si… ?

Si, toi aussi, tu as des pensées qui tournent en boucle avec la nourriture et que tu as envie de découvrir ce que je propose, la manière dont je pourrais t’accompagner, tu trouveras, juste en dessous, un lien pour suivre un accompagnent vidéo gratuit de 7 jours.

A bientôt🙂